Construire un mini robot compagnon à IA (vision + voix, hors-ligne)
Le projet phare : un petit robot de bureau qui roule, bouge les bras, affiche un visage à l'écran, vous reconnaît et discute — avec une IA embarquée qui fonctionne sans Internet. En deux niveaux, Medium et Top.
Le concept
L'idée : un petit compagnon de bureau (~15–20 cm) qui roule sur deux roues, agite deux bras, affiche des yeux et des expressions sur un écran rond, vous voit grâce à une caméra et vous écoute grâce à un micro. Toute l'intelligence — reconnaissance de visage, compréhension de la parole, réponses — tourne directement dans le robot, sans dépendre d'Internet. Un projet complet qui mêle impression 3D, électronique et intelligence artificielle : le projet vitrine idéal pour un maker.
Medium ou Top : quel cerveau ?
Comme le robot doit voir ET parler, on quitte l'Arduino pour un vrai mini-ordinateur : le Raspberry Pi 5. En version Medium, le Pi 5 (16 Go) fait tourner seul une IA locale légère : détection de visage et de gestes, reconnaissance vocale et petit modèle de conversation. En version Top, on ajoute un accélérateur d'IA (Raspberry Pi AI Kit à puce Hailo, ou une carte NVIDIA Jetson Orin Nano) : la vision devient temps réel (reconnaissance et suivi fluides) et la conversation locale bien plus riche. L'Arduino n'est pas abandonné pour autant : un petit microcontrôleur (Raspberry Pi Pico) peut piloter moteurs et servos en temps réel pour décharger le cerveau.
Une IA qui marche sans Internet
Le secret d'une IA embarquée, ce sont des modèles « légers » qui tournent en local. Pour la vue : MediaPipe (visages, mains, posture) sur le Pi, ou YOLO accéléré par la puce Hailo en version Top. Pour l'ouïe : un moteur de reconnaissance vocale local (Whisper.cpp). Pour la parole : une synthèse vocale locale (Piper). Et pour « réfléchir » : un petit modèle de langage (1 à 3 milliards de paramètres) qui tient dans la mémoire du Pi — ou un modèle plus gros sur le Jetson. Résultat : le robot réagit même sans connexion, ce qui le rend autonome et respectueux de la vie privée.
Le corps, imprimé en 3D
Tout le corps se conçoit et s'imprime sur votre imprimante 3D : la coque, les roues, les bras, les supports d'écran, de caméra et de moteurs. En PLA pour la déco, en PETG pour les pièces qui forcent. Des inserts en laiton (chauffés au fer à souder) permettent de visser et dévisser proprement pour la maintenance. C'est là que la boutique prend tout son sens : le client repart avec les fichiers STL et imprime son robot chez lui.
Roues, bras et visage
L'électronique est modulaire. Deux petits moteurs (TT en Medium, N20 à encodeurs en Top) entraînent les roues, avec une roulette à l'arrière pour l'équilibre et un capteur de bord pour ne pas tomber de la table. Deux bras animés par des micro-servos (SG90, ou MG90S métal en Top) suffisent pour des gestes expressifs — saluer, pointer, « réfléchir ». Le visage est un petit écran rond qui affiche des yeux animés et des émotions. Une carte contrôleur de servos (PCA9685) garde le câblage propre et simple.
Programmer le robot
Tout se programme en Python sur le Raspberry Pi, en assemblant des briques open source : capture caméra + détection, écoute micro + transcription, un « cerveau » qui décide de la réponse et de l'expression du visage, puis parole + mouvements. On commence simple (le robot suit un visage et cligne des yeux), puis on ajoute la conversation, les gestes et les déplacements. Chaque brique se teste séparément — c'est ce qui rend le projet accessible malgré son ambition.
Pour aller plus loin
Une fois la base en place, les évolutions sont infinies : reconnaissance de plusieurs personnes, humeurs et personnalité, réactions au toucher, retour automatique à la base de charge, télécommande depuis le téléphone… Retrouvez le kit complet (éditions Medium et Top) dans notre boutique — on vous accompagne du premier servo jusqu'au premier « bonjour » de votre robot.